Et l’amour, et le sexe qui pulsent.

Tu sais la rendre obscène, c’est un de tes talents. Regarde-la, attachée sur le lit. C’est l’animal en elle qui supplie et se tord. Seulement par toi et tes gestes, elle se transforme et sa beauté change. Tu t’en fous, de la beauté, de la dignité, tu t’en fous ce n’est rien. L’élégance raffinée de la femme qui lève la tête et sourit comme une princesse, tout cela n’a plus sa place ici et maintenant quand tu l’exposes et l’abaisses dans la saleté de ses perversions.

Tu la regardes et tu te regardes aussi, dans ton œuvre de possession, choisir tous les instants et tous les actes nécessaires pour la faire tienne. Tu vois tes mains, tu sais ce qu’elles vont faire et provoquer. À genoux et cambrée sur le lit, elle est positionnée à la perfection pour que n’apparaissent plus à ton regard que son sexe et son cul, à peine la courbe de ses reins. Son visage disparaît, ce n’est plus qu’un amas de chairs rosées et mouvantes.

Elle est tendue, tu le ressens. Tu lui as répété ton amour pour son corps, tu as honoré autrefois son sang pour lui montrer que chaque parcelle d’elle mérite cet amour. Tu combats encore, alors que s’enfonce ton premier doigt, sa tentation de s’échapper et de céder à la honte. À présent, il n’y a plus qu’elle pour accepter l’intrusion et percevoir l’abandon que tu exiges. Son corps doit abdiquer et renoncer à la beauté formelle pour n’être plus que sens bousculés.

Tout son ventre brûle, à chaque doigt davantage, du plaisir d’être dilatée et de sentir le point de son désir malmené des deux côtés. Tu lui murmures, elle a trois doigts dans sa fente qui coule sur ta main, trois doigts dans son cul qui semble réclamer encore davantage. Tu forces et tes mouvements l’épuisent tout au bord, comme à chaque fois. Elle supplie pour en avoir davantage, elle supplie pour que tu arrêtes, elle s’abîme dans l’enfer de son plaisir qui ne culmine jamais et de son corps qui ne se plie pas encore complètement à sa volonté et la tienne.

Tu lâches son sexe pour se concentrer sur le trou qui appelle tes doigts, qui palpite. Tu ne bouges plus. Ta main entière la saisit, et à travers son cul tu sens son pouls qui pulse, qui révèle les battements de son cœur bouleversé.

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